Pour la deuxième fois en six mois, la secrétaire générale de la CGT est mise en examen. Cela fait suite à une plainte en diffamation de l’entreprise Tefal contre les propos de Sophie Binet : « la CGT de Tefal fait face à une répression patronale violente » tenus lors d’un débat à la Fête de l’Humanité en septembre 2025.
Cette mise en examen n’est malheureusement pas un fait isolé : plus de 1000 militant·es CGT font l’objet de poursuites judiciaires ou patronales dans le cadre de leur mandat syndical. En cause : l’indépendance syndicale. Le fait que des syndicalistes osent questionner les choix des directions d’entreprise qui ne supportent pas qu’on les mette devant leurs responsabilités.
La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail. On ne peut pas laisser des multinationales ou des milliardaires multiplier les procédures baillons sans réagir. La CGT appelle le gouvernement et les parlementaires à agir immédiatement pour protéger la démocratie et à légiférer pour protéger la liberté d’expression et les libertés syndicales.
Les syndicalistes, les militantes et militants s’engagent pour l’intérêt général, pour défendre les travailleurs et travailleuses, agir pour l’emploi et l’environnement. Leur place n’est ni dans les tribunaux ni dans les commissariats !
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