Ce matin, mon regard s’attarde sur le vol d’une mouche.
Sûrement attirées par les miettes, elles sont nombreuses en ce moment. C’est la saison.
Ma marraine m’a refilé l’un de ces vieux rubans jaunâtres qui pendouillent toujours à son plafond. Elle appelle ça un attrape-couillon… et ça marche !
Association d’idées peut-être, je songe à l’invitation formulée par le locataire de l’Élysée aux secrétaires des organisations syndicales…
À quelques heures d’un scrutin risqué pour lui, il organise un déjeuner de campagne.
Ça sent l’attrape-mouche, non ?
Une fausse main tendue pour symboliser sa nouvelle méthode.
Un petit coup de com, une veille de vote, qui vise à rassurer ses électeurs potentiels et, surtout, à assurer au patronat, inquiet, qu’il tient encore la barre.
On ne peut indéfiniment tricher avec l’aspiration des salariés à être entendus.
Pourtant, écouter, échanger, négocier a un sens. Piétiner et instrumentaliser leurs attentes, c’est alimenter la colère, le désespoir et favoriser le développement du populisme.
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